Research reports



Type : Research reports
Author(s) : N'Dayegamiye, A
Year : 2005
Title : Impacts des régies agricoles sur la séquestration du carbone et de l'azote dans les sols pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (CO2 et N2O)
Publication : Rapport de recherche, IRDA
Pages : 29 p.
Resume : La contribution de l’agriculture à l’émission de gaz à effets de serre (GES) ne représente qu’environ 10% des émanations totales générées par les divers secteurs de l’économie québécoise, ce qui ne l’a pas empêché de prendre diverses mesures afin de réduire les pertes de carbone et d’azote vers l’atmosphère, sous forme de CO2 et de N2O. Les pertes de C sont souvent associées au travail intensif de sol qui déstabilise la structure, ce qui a pour effet d’accélérer la minéralisation de la matière organique. Au niveau de l’azote, les pertes se manifestent principalement par la dénitrification, phénomène répandu dans les sols soumis au compactage qui présentent souvent une faible aération et un mauvais drainage. Il est aussi reconnu que les sols cultivés en maïs, pomme de terre et cultures maraîchères sont soumis à un nombre plus important de passages de machineries que les sols sous céréales et prairies. Dans ces systèmes agricoles, un choix approprié de rotations de cultures pourra contribuer à diminuer l’intensité et la fréquence du travail de sol, diminuant ainsi les taux de minéralisation de la matière organique des sols et les niveaux de compactage. Plusieurs publications effectuées dans le cadre d’essais de longue durée sur les rotations, les modes de fertilisation (engrais minéraux et fumier) et les pratiques culturales sont à l’origine de la présente analyse de synthèse. Il a ainsi pu être démontré que le travail réduit de sol, associé à des rotations judicieuses, permettent l’enrichissement des sols en matière organique. De même, les applications de fumier ont permis la préservation et l’augmentation du C dans les sols. Ces régies agricoles ont favorisé la formation d’agrégats stables de sol qui résistent mieux aux impacts des gouttes de pluie (battance) et à l’agressivité du travail de sol. Ces études ont indiqué que l’agrégation permet de protéger le carbone et l’azote du sol contre la décomposition rapide par la microflore, ce qui constitue l’un des meilleurs moyens d’accroître la séquestration du carbone dans le sol. La matière organique, l’agrégation, la stabilité structurale, ainsi que les microorganismes du sol sont tous interreliés et ils jouent un rôle complémentaire dans la dynamique du C et de N dans les sols agricoles.

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