Améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau dans la pomme de terre : investiguer du côté des cultivars

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Référence :

Carl Boivin, Jérémie Vallée, Daniel Bergeron.. 2018. Améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau dans la pomme de terre : investiguer du côté des cultivars IRDA. 31 pages.

Résumé :

Deux saisons de croissance, aux conditions météorologiques différentes, ont permis d’évaluer la sensibilité au stress hydrique de huit cultivars de pommes de terre en contexte de production commerciale à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et à Pont-Rouge. Les résultats démontrent que la réponse à l’irrigation est différente selon le cultivar et la saison. En 2016, le gain en rendement vendable en contexte irrigué varie de 12 à 40 % pour 7 des 8 cultivars et cette différence est attribuable au poids moyen du tubercule. Seul le cultivar Umatilla Russet a été indifférent à l’apport ou non d’eau par l’irrigation. Maintenant, les 113 mm d’eau appliqués avec la consigne A (15-20 kPa), n’ont pas permis de gain significatif, sauf pour le cultivar CalWhite, qui par ailleurs, a très bien performé en contexte non irrigué. Par conséquent, les 64 mm appliqués avec la consigne B (30-35 kPa) ont suffi pour les six autres cultivars (Russet Burbank, Highland Russet, Goldrush, Chieftain, Vivaldi et AC Chaleur). En 2017, un seul cultivar a répondu significativement à l’irrigation. En effet, les 31 mm appliqués avec la consigne B, ont permis à la Russet Burbank de produire un rendement 20 % supérieur au témoin non irrigué. Lorsque comparé à celui de 2016, le rendement vendable de 2017, pour un même cultivar, est 7 à 49 % plus bas, hormis pour le cultivar Umatilla Russet qui a maintenu une productivité quasi équivalente. Cette constance en contexte non irrigué pourrait être une caractéristique recherchée en contexte non irrigué ou avec des contraintes d’approvisionnement en eau. Quoiqu’il soit difficile d’attribuer la baisse généralisée de rendement, observée en 2017, à un facteur en particulier, l’évapotranspiration potentielle mesurée pour cette saison a été inférieure de 15 à 18 % à celle de 2016, selon la période considérée. En ce qui a y trait à l’efficacité de l’utilisation de l’eau, elle a été marquée par le contraste des saisons de croissance. L’irrigation a permis d’augmenter l’efficacité de l’utilisation de l’eau pour cinq cultivars en 2016 (AC Chaleur, Chieftain, Goldrush, Russet Burbank et Vivaldi) et un seul en 2017 (Russet Burbank). Dans les cas où l’irrigation a été bénéfique pour l’efficacité d’utilisation de l’eau, le traitement B (30-35 kPa) a été celui le plus performant.