Estimation de la valeur économique de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides en grandes cultures

soya

Référence :

Belzile, L., J. Li, M.-É. Cuerrier, F. P.-Marsans, A. Vanasse. 2017. Estimation de la valeur économique de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides en grandes cultures Rapport final. 27

Résumé :

Les résultats agronomiques des essais du Centre de recherche sur les grains CÉROM inc. (Cuerrier et al., à paraître) sur le phénomène de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides ont pu être exploités pour évaluer le coût économique de ce phénomène. Pour y arriver, les modèles économétriques Cobb-Douglas et Lichtenberg-Zilberman ont été appliqués et comparés. Cent vingt-deux observations étaient disponibled, mais 100 d’entre elles ont pu être intégrées à la modélisation. Les tests statistiques ont confirmé la bonne spécification des modèles et le bon choix des variables, mis à part le modèle CD qui a dû être corrigé pour l’hétéroscédasticité. La variable de la résistance correspondait au résultat du diagnostic de résistance tiré de Cuerrier et al. (en cours). Une douzaine d’autres variables ont été intégrées à la modélisation, dont des variables relatives à la phytoprotection, à la fertilisation, aux analyses de sol, à certaines caractéristiques du producteur et de son entreprise ainsi qu’aux des variables climatiques. L’effet marginal des herbicides a aussi été évalué distinctement. Selon le résultat du modèle CD, une augmentation de 1 % de l’utilisation des herbicides, soit 0,019 kg i.a./ha, fait diminuer la valeur des ventes de 0,04 %. En effet, l’effet marginal des herbicides indique qu’une augmentation de 1 kg i.a./ha d’herbicides entraîne une diminution de la valeur des ventes de 0,07 %. Le coût économique de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides n’a cependant pas pu être estimé avec certitude avec la méthodologie utilisée.