Phytophagy by the mullein bug (Hemiptera: Miridae) on apple fruits: feeding behavior and fruit damage

punaise

Référence :

Aubry, O., D. Cormier, G. Chouinard et É. Lucas. 2016. Phytophagy by the mullein bug (Hemiptera: Miridae) on apple fruits: feeding behavior and fruit damage Journal of Economic Entomology. Volume 109 ( Numéro 6 ) : 2463-2471

Résumé :

La punaise de la molène, Campylomma verbasci (Meyer-Dür) (Hemiptera: Miridae), est un prédateur bénéfique zoophytophage des acariens et pucerons dans les vergers, mais également un ravageur causant des dommages lorsqu’il se nourrit sur les pommes. Le but de cette étude était d’évaluer trois paramètres différents sur la phytophagie de la punaise de la molène, à la fois en laboratoire (comportement phytophage) et sur le terrain (dommages aux fruits) : 1) les cultivars de pommes, 2) la taille des fruits, et 3) les stades larvaires. En laboratoire, les larves étaient observées individuellement pendant 15 min dans des boites de Petri contenant un gel d’agar et une jeune pomme afin de déterminer les piqûres de nutrition sur quatre cultivars de pommes, quatre tailles de fruit et cinq stades larvaires différents. En verger, des larves ont été encagées à la floraison dans des manchons en mousseline afin d’évaluer les dommages sur les fruits en développement. Les essais ont été effectués sur sept cultivars de pommes ainsi qu’avec trois stades larvaires sur le cultivar “Délicieuse rouge”. Les piqûres de nutrition en laboratoire étaient plus nombreuses sur “Délicieuse rouge” que sur “Honeycrisp”; les dommages aux fruits en verger ne différaient pas entre les cultivars à mi-saison, mais étaient plus nombreux sur “Délicieuse rouge” que sur “Lobo” et “Marshall McIntosh” à la récolte. Les piqûres de nutrition en laboratoire étaient plus nombreuses pour la taille de fruit 7-9 mm que 18-20 mm sur “Délicieuse rouge”, mais pas sur “Honeycrisp”. Le nombre de piqûres de nutrition (en laboratoire) faites par les larves de stade 5 étaient plus nombreuses que celles faites par les larves plus jeunes, mais les dommages aux fruits (en verger) ne différaient pas entre les stades larvaires. Ces résultats vont aider à élaborer une charte de gestion de cet insecte en minimisant les risques et en favorisant son rôle d’agent de lutte biologique.