La réponse des cultures aux engrais comme indice de la santé des sols

Marc-Olivier Gasser, chercheur

Marc-Olivier Gasser

Chercheur, agr., Ph. D.

418 643-2380
poste 650

Joindre Marc-Olivier Gasser
Catherine Bossé, chargée de projets en pédologie

Catherine Bossé

Chargée de projets en pédologie, agr.

418 643-2380
poste 405

Joindre Catherine Bossé
Christine Landry, chercheure

Christine Landry

Chercheure, agr., Ph. D.

418 643-2380
poste 640

Joindre Christine Landry

Description

Le potentiel de rendement des cultures est limité par le climat ainsi que par la nature intrinsèque des sols, leur niveau d’amélioration foncière et leur état de santé. L’importance de la santé des sols est parfois sous-estimée par les entreprises agricoles, ce qui peut mener à une fertilisation réalisée au-delà des besoins des cultures ou des grilles de fertilisation. Les pratiques culturales et la fertilisation améliorent normalement le rendement des cultures, mais la fertilisation n’affecte pas toujours le rendement des cultures selon les modèles de recommandation prévus. Certains essais de fertilisation démontrent d’ailleurs que les cultures ne répondent pas aux apports d’engrais selon les recommandations moyennes prescrites. On peut poser l’hypothèse que la condition physique du sol et l’activité microbienne et biologique qui en dépendent influencent la réponse des cultures aux engrais. De fait, la réponse des cultures aux engrais azotés a été reliée à des indicateurs de suffisance en azote dans le sol ou la plante, de même qu’aux propriétés bio physiques du sol qui rendent cet azote disponible. Il apparaît important de vérifier à l’inverse si la réponse des cultures aux engrais peut servir d’indicateur pour détecter des problèmes de santé des sols et pour sensibiliser les producteurs à évaluer l’état de santé ou la condition de leurs sols.

Objectif(s)

Le projet doit vérifier comment l’état de santé ou la condition physique du sol et son profil influencent la réponse des cultures aux engrais azotés, lorsque les analyses courantes de sol n’indiquent aucun problème, en vue de contribuer au développement d’un indicateur de santé des sols basé sur la réponse des cultures aux engrais. Il vise aussi à démontrer aux entreprises agricoles :

  1. que l’état de santé des sols, plus particulièrement la condition physique du profil cultural, peut affecter l’activité biologique dans le sol, la mise en disponibilité des nutriments, les besoins en engrais supplémentaires et finalement la réponse des cultures aux engrais;
  2. que le potentiel de productivité d’un champ est étroitement lié au sol, à sa condition physique et à la qualité du profil cultural;
  3. qu’une amélioration de la condition physique du profil cultural pourrait se traduire par une diminution des quantités d’engrais à appliquer et des économies en intrants.

De 2019 à 2023

Durée du projet

Grandes cultures

Secteurs d'activité

Santé des sols, Information sur les sols, Protection de l'eau

Services

Partenaires

12 clubs conseils en agroenvironnement
Belisle Laboratoire d'analyses agricoles
MAPAQ

Cela pourrait vous intéresser

2019-2022 • Grandes cultures

Évaluation de la rentabilité des applications d’engrais azoté à efficacité améliorée

Ce projet de recherche initié par le centre de recherche sur les grains CÉROM vise à évaluer l’efficacité et la rentabilité des applications d’engrais azoté à efficacité améliorée à base d’urée dans la culture du blé d’automne dans les conditions environnementales du Québec.

Chercheur : Luc Belzile

En savoir plus sur le projet

2015-2017 • Grandes cultures

Estimation de la valeur économique de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides en grandes cultures

Ce projet visait à estimer l’impact économique du développement de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides.

Chercheur : Luc Belzile

En savoir plus sur le projet

2015-2018 • Grandes cultures

Le chia : une nouvelle culture pour la production biologique au Québec

Ce projet de deux ans a permis de comparer les rendements en graines de chia pour trois dates de semis et trois taux de semis.

En savoir plus sur le projet