Évaluation d’une régie d’application en bande fractionnée de fientes granulées de poules dans le chou en production maraîchage biologique

Christine Landry, chercheure

Christine Landry

Chercheure

418 643-2380
poste 640

Joindre Christine Landry

Description

Le marché des aliments biologiques québécois connaît une croissance annuelle moyenne de 10 %. Ainsi il devient prioritaire de développer des régies de production compétitives sur le marché mondial, tout particulièrement en fertilisation, pour combler les besoins en azote (N), sans entraîner d’accumulation excessive de phosphore (P) dans les sols. Avec les cultures exigeantes en N, les producteurs biologiques sont confrontés à une problématique de saturation des sols en P, notamment les producteurs maraîchers puisque leurs cultures sont très exigeantes en N. De plus, parmi les EF disponibles, les fumiers et composts de fumier de bovins sont des sources de N abordables, mais aussi riches en P et comme l’efficacité fertilisante du N qu’ils contiennent est faible, de grandes quantités doivent être appliquées. Ces produits contribuent donc à élever les teneurs en P du sol. Les granules de fientes de poules (GFP) pourraient être une alternative. Ces dernières sont riches en azote total (35 à 40 kg Ntot/T) et facilement minéralisable (C/N < 8). Ainsi, des volumes moitié moins grands sont nécessaires. Ce type d’engrais a d’ailleurs gagné en popularité en maraîchage biologique, mais il est épandu souvent en une seule application à la volée, avant l’implantation, ce qui a pour conséquence de fertiliser inutilement les entre-rangs. Toutefois, de par sa forme granulée, il pourrait être appliqué efficacement en bande.

Objectif(s)

Ce projet vise à développer, pour les cultures maraîchères exigeantes en N et cultivées en rangs - telles que le chou d’été - une régie de fertilisation utilisant les GFP afin de mettre à profit l’application en bande et le fractionnement. Plus spécifiquement, il permettra de démontrer que l’application en bande et le fractionnement de la dose totale permettent :

  • d'abaisser les quantités apportées de GFP, comparativement à l’application à la volée;
  • de produire des rendements aussi hauts sinon plus élevés, tout en réduisant le nitrate résiduel post-récolte, et cela dans trois régions et contexte de production différents; et
  • de comparer les coûts et revenus des régies testées selon 3 régies producteurs différentes.

De 2018 à 2019

Durée du projet

Production maraîchère

Secteurs d'activité

Agriculture biologique, Valorisation des résidus, Gestion des matières fertilisantes

Services

Bien utiliser le fumier de poules réduira les coûts de production et favorisera de bons rendements.

Partenaires

Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Les Jardins Barry Inc., CÉGEP de Victoriaville, Club agroenvironnemental en agriculture, Vallons Maraîchers

Cela pourrait vous intéresser

Fraisière
2014-2017 • Production maraîchère

Identification des causes du dépérissement des fraisiers pour élaborer des stratégies de lutte intégrée

Ce projet proposait de réaliser un inventaire exhaustif des virus, des phytoplasmes, des champignons et des nématodes dans les pépinières et les fraisières pour préciser les causes du dépérissement des fraisiers au Québec.

Chercheur : Richard Hogue

En savoir plus sur le projet

Richard Hogue
Chou-fleurs
2014-2018 • Production maraîchère

Évaluation de moyens de lutte contre la cécidomyie du chou-fleur en agriculture biologique

Ce projet a permis d'évaluer des stratégies de lutte contre la cécidomyie du chou-fleur efficaces et rentables, tout en étant respectueuses de la santé humaine et des écosystèmes.

En savoir plus sur le projet

Champ de pommes de terre
2019-2022 • Production maraîchère

Mise au point d’une méthode de surveillance du microbiome des sols pour sélectionner une régie de culture de pommes de terre réduisant l’incidence des maladies du sol et l’usage des pesticides

Mise au point d'une méthode de surveillance et de contrôle des agents pathogènes telluriques de la pomme de terre qui considère les interactions entre les agents pathogènes et les autres organismes du microbiome du sol.

Chercheurs : Richard Hogue Luc Belzile

En savoir plus sur le projet

Richard Hogue
Luc Belzile